Marche de la vie pour Israël

le 30 avril 2017

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Par un temps ensoleillé de printemps environ 500 personnes se sont rassemblées sur la Place du Théâtre à Bâle. Cette rencontre avait une signification historique, non seulement à cause de la marche, mais en raison du fait qu’elle avait lieu 120 ans après le premier Congrès Sioniste et bientôt 70 ans après la fondation de l’Etat d’Israël.

J’étais très émue de me tenir là en signe d’amitié et de solidarité envers Israël. Christophe Meister salua le groupe rassemblé sur la place et donna ensuite la parole à Jobst Bittner, l’initiateur du mouvement « Marches de la vie ». Une parole que prononça Monsieur Bittner a profondément touché mon coeur: « L’avenir a besoin d’un passé, même aussi si celui-ci est douloureux ».

Oui, Israël a un passé douloureux, et l’histoire du peuple choisi par Dieu est jusqu’à aujourd’hui très remplie de souffrances et de douleurs. Et nous-mêmes aussi, comme nation suisse, nous nous sommes rendus coupables envers le peuple choisi de Dieu. Les exemples qui ont été mentionnés durant la marche aux trois stations prévues (Place du marché, Rheinsprung et Place de la Cathédrale) l’ont bien montré et ils m’ont à nouveau fortement touchés. Ainsi par exemple la population juive de Bâle a toujours à nouveau été exploitée financièrement et on leur a interdit pendant de nombreuses années d’habiter dans la ville.

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Au plongeon dans le Rhin (Rheinsprung) un acte de pénitence a été fait en rapport à notre culpabilité à l’égard du peuple juif.

Divers orateurs, entre autres l’ambassadeur israélien en Suisse, Jacob Keidar, ont exprimé dans leurs salutations aux trois stations la joie de l’amitié et de la solidarité envers Israël. L’histoire de la vie de Monsieur S. Ehrlich, qui a vécu de près le ghetto de Varsovie et qui en a réchappé, fut aussi particulièrement émouvante.

Les paroles du président du Synode Lukas Kundert me sont aussi restées durablement en mémoire. Il s’agissait de ce que beaucoup de gens, des chrétiens aussi, expriment un oui, mais…, quand ils parlent d’Israël. Il a répété plusieurs fois: « le mais annule le oui »! Il s ‘est référé pour cela au verset

37 de Matthieu 5: « Que votre parole soit oui, oui, non, non, ce qu’on y ajoute vient du malin ».

Il est important que nous nous positionnions entièrement pour Israël, car Dieu se tient toujours du côté de son peuple choisi. Ainsi cette marche à Bâle fut un oui ferme pour Israël, mais un non total à l’oubli et à l’antisémitisme. Comme l’inscription sur le transparent qui précédait la marche à travers Bâle: « Se souvenir, se réconcilier; nous posons un signe d’amitié envers Israël ».

K.Wipf

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Photo: Michel Pickmann, IWS

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